Ta véritable valeur est dans ton cœur

La plupart d’entre nous sommes perdus. Perdus dans ce jeu qu’est la vie, à jouer des personnages. Nous avons oublié que nous jouons des personnages. Nous croyons que ce qui nous définit, et ce qui nous donne de la valeur, c’est le personnage que l’on incarne.

Notre corps, notre profession, notre apparence, nos rôles, nos paroles, nos actes, font partie du costume que l’on porte, dans cette vie.
Au travers de nos premiers pas dans la vie, ainsi que par notre éducation, on nous a appris qu’il était valide et préférable d’être certains personnages plutôt que d’autres.
Nos parents avaient aussi des attentes envers nous, et nous ont très fortement suggéré, même si souvent inconsciemment, d’être personne avec certaines qualités plutôt que d’autres.

Ainsi, on nous a montré que lorsque l’on est une personne avec certains traits, qualités ou comportements, on reçoit de l’approbation, de la validation, de l’amour, on ressent mériter et avoir de la valeur.

Nous avons appris, à répétition, à paraître d’une certaine manière, et entretenir une certaine identité.
Evidemment, les traits validés dépendent de l’environnement social dans lequel on se trouve. 

Tu es une personne.
Personne, si l’on regarde son étymologie, provient du mot persona, qui signifie “masque”.

Ainsi, la personne que tu crois être n’est qu’un masque, un costume. Et tu l’as probablement oublié.

Tu n’es pas ce que tu crois être. Et ta valeur ne se trouve pas là où tu crois.

Nous sommes tous, êtres humains, à nous ballader dans la vie et paraître savoir qui nous sommes. Nous sommes un personnage. Nous en sommes fier, nous le montrons, le valorisons.

Pendant des années, je me suis senti infiniment dévalorisé. Je me considérais comme moins que rien. Je n’avais, à mes yeux, aucune valeur. Je me méprisais, et me voyais comme vide, inintéressant, et sans intérêt.
Différentes expériences et conditions extérieures m’avaient fait percevoir, à travers les autres, que je n’étais pas valide et approprié au modèle de la société.

Parmi d’autres, jusque très tard j’étais un cancre à l’école. J’étais nul, vis à vis de ce que l’on attendait de moi. En réalité, l’école ne m’intéressait pas. Je n’y voyais aucun intérêt, et je n’avais pas envie d’y être. Je n’avais pas de désir à apprendre ce que l’on voulait m’apprendre.

Après des années et des années à me sentir invalidé, et rabaissé par ce système qu’est l’école, la valeur que je percevais de moi-même était réduite à néant. J’étais “nul”. J’étais devenu une personne en échec. Une personne qui ne sait pas. Une personne qui est moins que les autres.

Et j’étais persuadé de cela. Car quand on est enfant, ado et jeune adulte, ce que pensent et ressentent les autres à notre égard est important. On oublie totalement que notre personnalité, cette identité construite à travers les relations sociétales, n’est qu’un masque. 
Et alors, on croit être ce masque. On est réduit à ce costume.

Résultat, je me retrouve au lycée, avec une opinion de moi-même misérable. Je suis convaincu d’être moins que rien. Je ressens, sans même le savoir, beaucoup de honte et d’humiliation. Je me sens en constant rejet de ce système, et des autres qui en font sans le savoir totalement partie.

Alors, arrivant en Terminale, je me rends compte que ma vie part dans une direction plutôt indésirable. J’ai l’impression que ce que l’on me prédit depuis 10 ans est en train d’arriver: je ne serai rien dans ma vie. Et je serai réduit à avoir un métier que je ne veux pas, et qui me donne peu de moyens dans ma vie.

Alors, je me réveille, et je décide de travailler dur. Pour avoir mon BAC, mais aussi pour avoir une revanche sur ma vie.
“Je vais leur montrer que je ne suis pas un moins que rien”. Me disais-je, sans même le voir.

Me voilà 5 ans plus tard, à intégrer une des plus prestigieuses écoles d’ingénieur de France. J’avais eu ma revanche. Envers qui ? Envers l’école, qui me considérait comme nul. Envers mon père, qui me disait être un bon à rien. Envers moi-même, qui me voyais comme moins que les autres.

J’étais devenu une personne “intelligente”, ayant développé une intellect pointu et sophistiqué. Diplômé d’une école prestigieuse, prestige qui me servait à contrebalancer l’humiliation subie dans le passé.

J’étais devenu Arthur l’ingénieur. Un titre redorant ma valeur. Maintenant, j’avais de la valeur. Aux yeux de la société, de mes anciens camarades, des employeurs. On me désirait, on idolâtrait mon bout de papier appelé diplôme. 
J’avais troqué mon costume misérable de cancre par un costume prestigieux.

Je pensais que c’était ça, le succès. Avoir un beau costume. Être un personnage important. Être mieux.

Bien loin de là la vérité. Car si mon costume avait changé, la valeur que je percevais de moi-même était toujours aussi basse. Je prétendais l’inverse. Mais je croyais toujours que j’étais nul.

Je jouais je jeu de la société, où il fallait incarner un personnage de valeur.
Je n’avais pas vu que j’étais passé d’un personnage à un autre, et que j’étais prisonnier de ce jeu dramatique d’acteur. Car je jouais toujours un rôle, et je basais toujours ma valeur sur un masque. J’avais simplement troqué un masque contre un autre. Et cela n’avait en rien soulagé le manque de valeur et le manque d’amour que j’avais de moi-même.

Au final, tout cela ne sont que des masques. Des personnages. Des costumes. Ils ne sont pas importants. Ce qui est important, véritablement, c’est la relation que nous avons à nous-même.

La société, ce système de vie que nous avons crée, nous fait croire que c’est le personnage qui est important. 
Mais c’est faux. Cela n’est pas important.

Car si ton objectif est l’amour, le succès véritable, l’épanouissement, l’éveil à une vie plus vraie, alors ce jeu de masque sera toujours insatisfaisant.

Tu dois te rappeler. Car tu as oublié. Comme nous l’avons tous. Tu as oublié que tu es une âme, un Esprit, qui existe à travers un masque, et même à travers plusieurs masque. Mais tu n’es pas e masque, et tu ne l’as jamais été. Tu es le visage sans forme qui se trouve derrière. L’énergie infinie, l’essence pure et non-physique qui existe à travers ce corps.

Ta valeur se trouve dans ton cœur.

Ta valeur ne proviendra jamais d’une validation extérieure, par le fait que tu joues un personnage approprié aux yeux des autres.
Ta valeur ne provient pas de ton costume, ni de ton masque.
Elle provient de ce que tu es capable de connecter ce que tu es vraiment. Elle provient de ton lien véritable, profond et entier avec ce que tu es : une conscience infinie, un esprit illimité.

Choisis de te rappeler. Te rappeler qui tu es et d’où tu viens, car en cette connaissance réside une valeur infinie, inébranlable, qui transformera ta vie toute entière.

Lâche tous les rôles que tu t’es donné, auxquels tu t’es accroché, pour te faire croire et faire croire aux autres que tu avais de la valeur. Car ils ne sont qu’une illusion.
Abandonne ce besoin de connecter une valeur superficielle, qui passe par l’autre, car sinon tu seras toujours insatisfait.

Rappelle-toi que ta valeur réside dans le fait que tu existes.
Choisis de connecter ta valeur véritable. Celle qui réside dans ton cœur.

Car tu as de la valeur. C’est une certitude.



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