Dans ce voyage intérieur, je vais vivre le processus de la mort, la transition et l’ascension de l’âme après le dernier souffle de vie.
Vivre dans l’esprit le cheminement de l’âme après la mort permet de se familiariser avec cette transition importante et d’être initié pour une vie plus libre encore.

Ce voyage a été fait dans le cadre d’un stage de chamanisme sur le thème de la mort et l’au delà, par Laurent Huguelit. Pendant 50 minutes, accompagné par deux tambours, je vais vivre ma mort.

Voici le récit de ce voyage chamanique vécu dans mon esprit.

Voyage au delà de la mort

Le voyage commence.
Je demande à mon esprit spécialiste de la mort de bien vouloir m’accompagner sur ce voyage de transition de la mort. Cet esprit est une licorne blanche avec un large point blanc très lumineux au niveau du front (à la place de la traditionnelle corne).

Je me vois, vieux, allongé sur mon lit. Je me vois du dessus, en contre-bas. Je respire mes derniers souffles.
Puis, le dernier souffle.
Tout est noir. Je ne sais pas où je suis. Pendant plusieurs minutes, je reste dans cet état de désorientation, sans savoir ce qui se passe ni où je suis. Je ne comprends rien à ce que je perçois, tout est fouillis.
Alors, je prends conscience que je suis mort, et que je suis confiné dans mon corps. A cette prise de conscience, je sens une étreinte énergétique qui se libère, je sens ma présence et ma conscience s’expandre, et je me vois m’éloigner du corps.
Je m’éloigne de plus en plus, et je vois le corps en contre-bas. Je ressens des peurs profondes liées à mon corps. Elles me retiennent. Dès que j’en prends conscience elles s’évanouissent et se relâchent. Je libère comme cela plusieurs peurs profondes que je dirais « mécaniques »: des peurs primaires, instinctives liées à la survie

Je sens ma conscience s’élever. J’ai passé un palier, je ressens être dans un niveau supérieur. C’est plus léger, mais je sens qu’il y a des choses qui sont lourdes.
Je ressens que je ne suis pas seul. Je suis dans un niveau où déambulent des défunts, un peu désorientés, en attendant de s’élever.
Mes proches sont présents dans mon esprit. En fait, je ressens le puissant besoin de leur dire que je vais bien. Alors je le fais, par mon intention je leur envoie un message télépathique pour leur dire que tout va bien. J’ai l’impression que ce message est surtout pour moi-même, en fait, et répond à l’angoisse d’être parti …
Je sens des tensions qui se défont. Ma tristesse se libère, je me sens mieux.
Je me rends compte à quel point lorsque l’on meurt, les proches sont une sources d’attachement et comment le lien avec eux nous empêche de partir…
De la même façon, je ressens que mes proches me retiennent. C’est à dire que je ressens leur volonté inconsciente à ce que je reste et ne parte pas. Cela crée un lien énergétique d’attachement, qui me retient dans ce niveau. J’en prends conscience et émets le souhait que ces liens soient libérés. Car, après tout, c’est ma « vie » et ce choix m’appartient !
Après ceci fait, je ressens de la paix avec mes proches. Plus personne ne me retient…

Je monte, ma conscience s’élève et devient plus légère encore. Je passe un palier de transition. Je vais vers les « mondes d’en haut ».
J’arrive dans un niveau où l’atmosphère est chaleureuse. Je ressens des dizaines de présences qui m’attendaient et m’accueillent alors. Cela réchauffe le cœur, je me sens vraiment bien, accueilli et aimé. Mon cœur est grand ouvert, l’ambiance est chaude et joyeuse.
Il y a mes ancêtres, mes guides, mes proches décédés. Tout le monde est là pour me souhaiter la bienvenue, et un bon retour à ma source.
C’est très agréable. On se sent vraiment à la maison, avec les siens.
Une fois ces agréables retrouvailles faites, je sens que je dois continuer mon ascension et ma libération.

Apparaissent dans mon champ de conscience des attachements, des dépendances, des souffrances, des liens divers. Pendant un bon moment je vais rester dans ce niveau où, les uns après les autres, tous mes attachements vont apparaître afin d’être libérés à l’observation active de ma conscience.
Tout ce qui me retient, au niveau émotionnel et de ma constitution intérieure, va être mis en lumière puis lâché. Il s’agit des choses de ma vie qui ont laissé des traces sous forme de tensions et liens d’attachement.
En fait, je suis invité à prendre conscience puis lâcher prise sur tout ce qui me retient dans la matière. Je mets en lumière les zones de ma personnalité où il y a des tensions, des résistances, des choses qui ne sont pas « clean » et qui demandent à être relâchées.
Je vois successivement des images de situations, d’objets, de substances, de personnes, de problématiques…
On me montre plein de choses que je libère alors, au fur et à mesure.
Je m’en défais de plus en plus, mais cela prend du temps…

Je passe alors à un autre niveau encore. Je sens ma conscience s’élever et établir son observation dans un niveau supérieur au précédent.
J’ai plein d’images de situations, de personnes, de choses de ma vie qui apparaissent en continu. Je ne comprends pas vraiment le sens.
Je mettrai 5 minutes à comprendre.
Un moment, on me dit « tu es attaché à ta personnalité ». A un certain niveau de conscience, je crois très fort être Arthur. Je déambule dans ce niveau où je m’identifie à ma personnalité. Je suis toujours dans le « je », le « moi »… Je n’arrive pas à lâcher, ce n’est pas facile. Même en y mettant l’intention, il y a une forte attraction inconsciente qui m’y attache.
Au bout de plusieurs minutes, je commence à lâcher et à vraiment comprendre que je suis bloqué dans ma personnalité d’Arthur.
J’entends une voix un peu taquine qui me dit « Aller, lâche ! Ce n’est pas vraiment toi. C’est juste un costume que tu as emprunté, maintenant il faut le rendre ! ».
Je vois une image de costume qui se retire.
Et poum !

D’un coup, je me vois alors sortir d’un bloc carré dans lequel j’étais confiné. Ma conscience s’éloigne de ce bloc que constitue ma personnalité. Je m’en détache, et me tourne alors vers une autre direction. Je sens un mouvement puissant d’ascension qui m’attire vers le haut. Je vois et ressens une puissante lumière qui m’appelle.
Je monte, monte, monte…
Plus je monte, plus la lumière devient puissante, abondante, omniprésente. Au dessus de la tête, mon chakra coronal commence à devenir chaud, très chaud et puissamment ouvert. C’est tellement agréable, j’ai l’impression de revenir à la maison.
Je vois un espace blanc, lumineux, où j’atterris alors.
Je n’ai même pas le temps de demander où je suis que j’entends « le royaume de l’âme ».
Je suis dans le monde de mon âme.
Mon amie la Licorne n’est plus avec moi, elle n’a pas pu me suivre dans ce niveau de conscience. Je suis seul avec moi-même maintenant, si l’on peut dire, mais une puissance lumineuse et sans forme est là et m’accompagne toujours, je la ressens sans la voir.
Dans ce niveau, je ressens qu’il n’y a rien à faire. Tout est parfait.
Je vois que ce niveau là est un niveau d’archétypes. C’est très étrange à décrire avec des mots. Je ressens que chaque endroit est un potentiel de lumière, de valeurs, des ressources profondes qui demandent à éclore. Quand j’observe un endroit en particulier, je vois que ce niveau projette, en dehors du temps, un grand rayon qui provoque l’incarnation, en simultané, de plusieurs vies. Un nombre précis d’incarnations découle de ce que la conscience souhaite mettre en lumière certaines valeurs d’Être.
Cela n’a pas l’air d’être passé. C’est intemporel, passé, présent, futur…
Chaque zone de l’âme est reliée à un grand nombre d’incarnations. Je vois en contre-bas, dans le monde de la vie, plusieurs vies qui sont liées à chaque zone de l’âme, comme projetée par l’âme suite à la focalisation de la conscience. Très étrange à décrire…
On me dit que l’âme détient le pouvoir de se révéler à elle-même: à travers le processus duel et temporel d’incarnation, elle permet de faire fleurir des valeurs particulières.
Elle incarne et manifeste sa lumière qu’elle détient déjà à l’état de potentiel. Elle détient tous les potentiels, mais seuls ceux qu’elle a pu incarner, éprouver, et prouver par l’expérience sont des potentiels qui existent vraiment à ses yeux.
J’ai alors l’image de Dark Vador. Je demande qu’est-ce que cela vient faire là…
Je vois alors que dans le royaume de l’âme, qui est un royaume totalement personnel, existent des zones d’ombre particulières. Ces zones d’ombre sont des valeurs, des concepts de la création, des potentiels que mon âme ne s’est pas encore révélée à elle-même.
Je ressens alors avoir le choix de focaliser ma conscience sur cette zone, et qu’en découlera une incarnation.
En d’autres termes, j’ai le choix ou non de m’incarner. Mais ce choix, il faut le dire, paraît agréable et vraiment dénué de responsabilité, observé à ce niveau là…

Je me dis quand même que s’incarner ça va bien, mais que j’aimerais faire une pause… Puis-je ne pas m’incarner ?
On me dit « on s’incarne tant que l’on en a besoin ».
Cela rajoute, « puis, on le fait parce que cela fait plaisir ». Je ressens qu’en fait, dans tous les cas, on le fait. C’est juste une question de comment on le voit : est-ce un besoin qu’on satisfait sans trop savoir pourquoi, ou est-ce un plaisir que l’on fait en conscience et en connaissance de cause.
Je ressens que les deux reviennent au même.
Mais le poids du choix est quand même lourd, et crée en moi une atmosphère contraignante. Il faut choisir, quoi…
Je m’incarne ou je m’incarne pas ?
De toute façon, à ce niveau là, le temps n’existe pas. Alors en fait, il y a juste ma conscience maintenant tout de suite qui est un point temporel. Que je choisisse de m’incarner ou pas, vu qu’à ce niveau c’est comme si toutes mes vies se passaient en même temps, c’est comme si de toute façon ce choix n’avait aucune réalité. Je m’incarne quoi qu’il arrive, car c’est comme ça. Pas forcément tout de suite, mais plutôt tout le temps.
Je prends conscience que même si je suis au niveau de l’âme, j’ai l’impression que c’est une personnalité aussi. Bien que plus évoluée, il s’agit d’un ego, d’une identification à un « je » et un « moi » qui me confinent.
Et là, poum!

Je ressens que ma conscience fait un bon en arrière, et s’élève d’une manière fulgurante.
Je m’élève, et arrive dans un espace noir, vide, de rien.
Je vois qu’en fait, le royaume de mon âme, c’est à dire mon âme, n’est qu’un cheveux de la création. Je vois la création comme une sphère, et mon âme comme un de ses rayons.
Il fait noir, tout est noir.
Je ne suis plus qu’une conscience.
Je n’ai plus aucune pensée. Aucune, zéro, c’est le calme plat.
C’est hallucinant, il y a un niveau de calme et de sérénité sans précédent. Il n’y a rien, et c’est juste génial.
Il n’y a plus aucune atmosphère de contrainte, c’est la liberté totale.
Je n’ai plus aucune image, pensée ou vibration qui vient à moi. C’est juste le calme vide et plein qui se suffit à lui-même.
Je ressens être la création, le créateur et la créature.
Il n’y a plus aucune question, plus aucun choix. Je suis tout, et rien à la fois.
Il n’y a pas de dualité ici : cette sensation de ne plus avoir de choix à faire est un apaisement infini. Incarnation ou pas, bien ou mal, positif ou négatif. Tout est vu, à ce niveau, comme la même chose. Il n’y a pas de dualité : tout est une création que j’observe.
Je me sens bien, entier, complet. Je ressens que, peu importe ce qu’il se passe, tout va bien.
Je ne suis plus personne, je n’ai plus d’identité à proprement parler, ni d’âme.
Je suis un créateur. Je suis le créateur.
Je suis une conscience, un observateur. J’ai conscience, j’observe, et c’est tout, cela suffit. Tout dépend de moi et rien ne dépend de moi.
Aucune pression, tout est cool, ici…
Wow, c’est génial, cette sensation infinie de paix.

Et c’est le moment du rappel.
Je reviens, sereins, de ce voyage dans les profondeurs de la mort mais aussi de la création.
J’ai énormément de gratitude pour avoir vécu cela, je sais que cela changera ma vision de la mort mais aussi de la vie pour toujours.
Même si je savais à peu près tout cela sous forme de concepts, j’ai pu le vivre et l’intégrer dans son entier au travers de cette expérience.

La mort : le grand lâché-prise

La sensation que j’ai eu en revenant est que la mort est « le grand lâché-prise ».
C’est à dire que l’on se dépouille de ses attachements. On lâche les différentes couches de notre être pour revenir à l’essentiel, à l’essence de ce que l’on est vraiment.
C’est une ascension de l’âme à travers les différents véhicules de son incarnations, où la conscience passe en revue les attachements qu’elle libère mais aussi les enseignements qu’elle intègre.
J’ai vraiment senti que c’était un retour à la source, et un grand voyage de désidentification :
Je me suis d’abord désidentifié de mon corps, puis de mes attachements émotionnels, puis de ma personnalité, puis de mon âme en temps que « je » pour arriver dans le niveau de la vacuité, celui de la pure conscience observatrice.
J’ai pu vivre le chemin retour de l’incarnation pour retourner à la source de tout ce que je suis et de tout ce qui est. Corps, esprit puis conscience.
J’ai pu expérimenter ce que cela fait d’être au niveau de conscience de l’âme, et de la conscience pure hors de la dualité.
Sacré voyage !

La mort est bel et bien une grande initiatrice !
Elle peut s’appeler le « grand lâché-prise » car on se dépouille de ce que l’on croit être pour retourner à l’essentiel, à notre essence, notre noyau d’existence : notre conscience, notre âme.
Comme on dit « ceux qui ont peur de la mort ont peur de la vie ».
La mort est une partie omniprésente dans notre vie, puisqu’une partie de notre conscience existe au niveau de la conscience et de l’âme, en même temps que l’on vit ici bas sur Terre. La vie n’existe pas sans la mort et inversement. Ils se contiennent l’un l’autre, et ces deux niveaux d’existence sont interdépendants et inter-reliés.

Dans notre société, il existe une grande désinformation voire une peur de la mort car on a simplement oublié ce que c’est.
La mort n’a rien de dramatique, de tragique ou d’horrible, il s’agit d’un processus naturel aussi neutre que la naissance.
La mort est simplement une transition, un changement d’histoire et de costume, mais aussi des retrouvailles puissantes avec notre nature profonde.

Mon impression générale a été que cette transition est vraiment très agréable et plaisante. C’est un chemin de retrouvailles avec soi-même, de retour à la maison, à la source. J’ai eu beaucoup de plaisir à vivre ce voyage et je suis certain qu’il en sera de même pour de vrai.

Au passage : on appelle la nuit la petite mort, car il s’agit d’un « lâché-prise partiel », où l’on n’est plus identifié à son corps, où la conscience s’élève de la même façon mais existe cette fois au niveau de sa psyché et de sa personnalité. D’où le rapport entre la mort et la connection aux mondes subtils : on sort du confinement du corps pour naviguer dans la psyché.