La douleur est inévitable mais la souffrance est un choix. Pourtant, la plupart d’entre nous sommes conditionnés à vivre dans la souffrance : réactivant sans cesse nos blessures, nous les alimentons et les faisons perdurer, maintenant cet état d’être néfaste au centre de notre vie.
Il est possible d’éradiquer la souffrance à partir du moment où l’on comprend que l’on est créateur de sa réalité, et que notre pouvoir personnel réside à l’intérieur. La conscience permet de mettre fin à l’inconscience et à la souffrance.

Voici comment !

Souffrance : la Conscience y met fin

La souffrance comme identité

La souffrance se résume toujours à une forme intérieure de résistance, de non-acceptation, d’identification et d’inconscience.

Souffrir, c’est se maintenir dans un état d’être négatif, et faire perdurer d’une manière inconsciente cet état. Bien que la souffrance prenne bien des formes différentes, elle existe en nous sous la forme d’émotions : colère, peur, tristesse, haine, culpabilité, ainsi que sous forme de comportements : ressentiment, apitoiement sur soi, violence, agressivité, position de victime, jalousie, mépris, animosité…
La souffrance est constituée par l’ensemble des états et comportements que nous expérimentons quand nous sommes mal.

La souffrance trouve souvent son germe dans l’enfance, lorsque l’on a été confronté à l’injustice et l’inconscience du monde, en nous sont nées des blessures et des impressions négatives profondes. Celles-ci étant inscrites en nous, elles se réactivent au fil de la vie lorsque les situations résonnent avec elles. Si alors nous sommes inconscients, c’est à dire que notre inconscience est plus grande que notre attention consciente, alors nous succombons à vivre de nouveau la blessure : émotions négatives et comportements automatiques de stress, de défense ou d’attaque. Ce nouvel épisode s’ajoutera alors à la souffrance du passé, constitué par l’agglomération de toutes les souffrances « qui se ressemblent ».

On pourrait alors imaginer qu’il existe en nous une certaine identité, un certain corps, le corps de souffrance, qui rassemble tous les aspects de souffrance que vous avez vécu et accumulé dans votre vie. Ce corps de souffrance est un champs d’énergie qui contient toutes les vibrations que vous avez inconsciemment enfouies et accumulées en vous. On pourrait presque dire que ce corps de souffrance est une entité invisible ayant une conscience, qui existe en vous, c’est la part de vous qui a été blessée dans le passé.

D’où provient la souffrance, alors ?

La souffrance provient du fait que l’on s’identifie à ce corps de souffrance, à cet identité basée sur l’accumulation des souffrances non résolues de sa vie. Il est en général à l’état latent, c’est à dire endormi en nous. Cependant, lorsque la vie réactive en nous une certaine blessure, le corps de souffrance se réveille et passe en mode actif : on peut ressentir les émotions négatives et se mettre à se comporter d’une certaine manière.

Toute souffrance provient d’une forme d’inconscience : lorsque notre corps de souffrance est réactivé par les événements de la vie, que nous nous identifions à lui et nous laissons submerger par ses énergies négatives, alors nous souffrons.

Pourquoi la souffrance continue

C’est notre inconscience qui fait que l’on reste dans la souffrance et qu’on la renforce.

Chaque fois que notre corps de souffrance est réactivé, cette part de nous qui regroupe toutes ces énergies négatives et toutes ces émotions lourdes fait surface et se superpose à notre être véritable. Alors, nous vivons à travers lui car nous ne voyons pas qu’il est actif. En fait, nous devenons notre souffrance. Comme nous ne sommes pas conscients que cette souffrance est réactivée, elle prend le dessus sur nous et littéralement nous contrôle.
Nous nous mettons alors à ressentir ces émotions lourdes et familières, à penser ces pensées basses en vibration et à nous comporter de cette manière automatique et programmée. La souffrance devient nous et nous devenons la souffrance.

Si nous ne faisons pas un effort de conscience et de volonté, voilà alors que nous sombrons dans les même mécanismes, habitudes néfastes et comportements destructeurs que l’on sait mauvais pour nous, mais qui sont plus forts que nous. L’inconscience de notre état, et du fait que le corps de souffrance est réactivé et a pris le contrôle de notre être, fait que nous existons à travers lui.
Tout ce que nous faisons sous le signe de cet partie de nous ne fait alors que renforcer l’énergie négative et inconsciente accumulée.

Nous allons chercher à aller mal, à justifier notre position de victime, à agresser l’autre ou à se sentir agressé, à être violent verbalement, mentalement ou même physiquement, car ceux-ci sont les produits de cette énergie émotionnelle négative accumulée pendant des années. Le corps de souffrance, qui est l’accumulation des énergies émotionnelle de souffrance, va alors se nourrir de ces états, comportements et pensées négatives, ce qui le rendra plus fort.

Le seul et unique problème réside dans le fait que l’on est identifié à notre souffrance. L’identification aux pensées et au mental fait que l’on croit dur comme fer être cette partie de nous qui crie, pleure, hurle. Alors qu’en fait, il ne s’agit que d’une partie de nous.
Nous, c’est à dire « le vrai nous », c’est la conscience qui est bien au dessus de tout cela.
Dès lors que l’on met de la conscience sur nous-même, que l’on prend conscience que notre corps de souffrance est réactivé, et surtout que nous ne sommes pas cette partie de nous, cela nous permet de rompre ce lien d’identification qui nous maintient dans la souffrance.

La désidentification du corps de souffrance

La solution à la souffrance est la conscience : c’est la lumière, la présence et le pouvoir de l’attention consciente que l’on peut apporter à notre être dans l’instant présent qui peut faire changer notre état.
Lorsque l’on devient conscient de soi, on rompt le lien d’identification et d’attachement qui existe par défaut entre nous et notre souffrance. On met en lumière le fait que ce corps énergétique, accumulation des émotions négatives issues du passé, a pris le contrôle de notre être. Ou plutôt, que nous avons abandonné la maîtrise de notre être pour le laisser à notre souffrance. Car rappelez-vous, c’est vous qui êtes maître de votre conscience, rien ni personne ne peut choisir à votre place.

Chacun possède un corps de souffrance et il est inévitable d’en posséder un : il s’agit de notre passé et de nos émotions négatives accumulées. Ainsi, il est inutile de voir cette partie de nous comme mauvaise, néfaste ou comme « l’ennemi à abattre ». Non, pas du tout. Cette partie de nous, comme toutes les parties de nous, ne cherche que de l’amour. Et l’amour provient de la conscience.
Ainsi, si vous cherchez à exterminer, éradiquer, bannir, renier cette partie de vous, cela ne fera que la rendre plus puissante, plus énervée et plus active encore.

Ce corps de souffrance est notre part d’ombre : c’est un espace de notre être non-illuminé, une partie de nous laissée dans l’obscurité. L’ombre, c’est l’inconscience, c’est la non-conscience. Si la conscience est l’amour et la compréhension réelle, alors il est évident que l’inconscience laisse place à tout le reste.
Notre part d’ombre est une partie de nous que nous n’arrivons pas encore à aimer, c’est le potentiel positif que nous n’acceptons et n’incarnons pas encore, ce sont les blessures que nous n’avons pas transcendées. L’ombre est de la lumière en devenir.

Pour se libérer de la souffrance, la meilleure solution est de devenir conscient. Car la conscience amène la liberté d’être :

  1. La conscience
    La conscience amène l’amour et la compréhension, la mise en lumière des causes réelles, et la fin de l’inconscience. Lorsque l’on comprend, on aime, et alors toute forme d’animosité disparaît. La lumière de la conscience amène la paix et l’amour. Car souvenez-vous que l’amour est la seul chose que l’on cherche, au fond de nous.
  2. La désidentification
    La désidentification découle du fait que l’on met en lumière une certaine partie de nous. On se rend alors compte qu’il ne s’agit pas de nous, mais d’une partie de nous, qui existe dans la dualité. Lorsque l’on devient conscient de notre corps de souffrance, on objectifie une partie subjective de nous. Cette partie de nous qui était avant confondue avec « nous » devient alors séparée de nous : on en prend conscience et on prend conscience que l’on n’est pas elle. Cette prise de conscience permet de rompre le lien inconscient d’identification, et donc permet de ne plus alimenter cette partie de nous.

Dès lors que l’on prend conscience de notre corps de souffrance, et qu’on se désidentifie de lui, alors l’impact négatif qu’il avait sur nous se dissout et nous retrouvons notre liberté. On se rend compte que sous son emprise, c’est comme si on était contrôlé par cette partie de nous, et que l’on n’était plus nous-même.

Les deux voies de guérison

La douleur est inévitable mais la souffrance est un choix.
Cette affirmation ne plaira peut-être pas à certaines personnes, mais il s’agit là d’une vérité qui découle de notre libre arbitre que chacun possède. Personne n’est victime, ni de soi ni des autres. Chacun est maître de lui-même, et peut, par un effort de volonté et de conscience, changer sa réalité. Cela ne veut pas dire que c’est facile, mais que c’est possible. Cela demande du courage et de la volonté que de dépasser ses propres limites et blessures. Mais quelle joie et quelle liberté de se sentir de nouveau vivre, respirer et aimer la vie à travers un état d’être léger et ouvert.
Cela vaut vraiment le coup.

Dans cet article, je vous expliquais que nous sommes créateurs de notre réalité et comment le faire :

5 clés pour devenir créateur conscient de sa réalité

Prendre conscience que nos pensées et nos émotions sont créatrices est une étape cruciale du chemin d’évolution pour chacun de nous. Cette prise de conscience nous permet de nous réapproprier notre pouvoir personnel afin de guérir notre être et d’évoluer vers notre plein potentiel.

Vous pouvez mettre fin à la souffrance !

Il y a deux voies complémentaires qui permettent de mettre fin à la souffrance et d’aller vers le bien-être :

  1. La conscience de l’instant présent
    Ce n’est que dans l’instant présent qu’une blessure peut se réactiver. Vous avez toujours le choix de faire « comme on a toujours fait » : rentrer dans la blessure, l’alimenter, se comporter à travers elle, vous faire du mal et en faire aussi aux autres.
    Ou alors, vous faites l’effort de tourner votre attention au dedans, et de prendre conscience des énergies, ressentis et autres émotions qui s’y trouvent, alors vous pourrez vous désidentifier de votre corps de souffrance. Se faisant, le lien d’identification se rompt et il ne prend plus le contrôle de votre être.
    C’est alors une réelle redirection de l’énergie qui s’opère en vous.Soyez conscient. Soyez attentif et alerte.
    Dès que vous repérez le moindre signe d’animosité, d’énervement, de jalousie, d’impatience, de colère, alors c’est que votre corps de souffrance est activé.
    Prenez alors un moment pour vous asseoir, fermer vos yeux, et tourner votre attention en vous. Prenez conscience de ce corps de souffrance, et, simplement en posant votre conscience observatrice, une magie s’opérera : vous allez vous libérer de ces énergies.
  2. Guérir ses blessures
    Ce sont souvent les mêmes blessures, mécanismes et fonctionnements qui se réveillent, car nous vivons les choses d’une manière cyclique. Les événements de notre enfance qui ont laissé en nous une emprunte profonde ont tendance à faire surface et se réactiver dans notre vie.
    Si l’on veut arrêter de réactiver sans cesse nos blessures, le deuxième moyen est de guérir ces blessures.Pour ce faire, il est possible de recourir aux thérapies holistiques, qui permettent de pointer avec la conscience la zone précise de notre être où une énergie est bloquée, et de libérer cette énergie. Lorsque l’énergie de la blessure originelle est libérée, alors un tout nouveau fonctionnement peut se mettre en place. Les événements de la vie ne réactivent plus cette blessure.
    Je pratique la Thérapie Intuitive en séance individuelle, et c’est précisément ce que j’accompagne les gens à faire. A partir des objectifs, j’accompagne à aller libérer les causes profondes de leur souffrance ou de leurs blocages, simplement grâce à la lumière de la conscience.
    Si vous voulez en savoir plus sur la thérapie intuitive, cela se passe par là :

    Il existe une panoplie de thérapies et d’accompagnements différents, vous laissant libre de choisir le moyen qui vous convient le mieux afin de guérir votre être.