La science se focalise sur les découvertes, la compréhension et la modélisation de la réalité et de ses phénomènes.
Elle s’intéresse à comprendre pourquoi les choses sont comme elles sont et comment elles fonctionnent.
Quelles sont les erreurs commises par la science moderne ?
Qu’est-ce qui fait d’un scientifique un vrai scientifique ?
Quelles sont les principes et valeurs fondatrices de la science ?

Je vous propose, dans cet article, d’aborder le sujet « qu’est-ce que la science », ainsi que les principes et valeurs qui animent un « vrai » scientifique.

Il y a science et science…

La science, créatrice de modèles

Le but de la science est d’établir des modèles.
Un modèle est un ensemble de lois, de structures, de comportements, de constantes qui permettent de reproduire la physique d’un certain domaine de la réalité.

Établir un modèle fiable de la réalité est très utile :
si vous savez reproduire la manière dont se comporte la réalité, alors vous serez capable d’en comprendre sa mécanique, et de prédire et estimer ses comportements futurs.

Cependant, une notion fondamentale à garder à l’esprit lorsque l’on s’intéresse de près ou de loin aux sciences est qu’un modèle permet d’approximer le comportement de la réalité.
Un modèle sert à modéliser… approximer … estimer …

Et donc, par définition, le modèle n’est pas la réalité.

Au même titre que la carte dressée d’un terrain ne saurait prétendre être l’exactitude réalité du terrain. La carte n’est pas le territoire.

Une des raisons d’être d’un modèle est d’être affiné, précisé, amélioré.
La vraie Science n’est pas simplement de la technique.
Elle recherche les découvertes capitales, les percées fondamentales dans notre manière de voir, de concevoir et d’appréhender les phénomènes physiques et métaphysiques.

Il est important de se souvenir que la science vise à proposer des modèles permettant de simuler le comportement et les lois de la réalités. Un modèle, intrinsèquement, est une approximation. Un modèle ne constitue donc pas la réalité, et est donc toujours sujet à évolution.

L’engagement sacré de la science

Être scientifique, c’est être au service de la recherche d’avancées, de découvertes, et de nouveautés.
Intrinsèquement, elle est l’engagement d’une remise en question perpétuelle, dans le but d’affiner la précision de ses modèles.

La science est la recherche de la vérité. Elle cherche à percer la vérité de la mécanique et des principes sous-jacents à la réalité.
Le vrai scientifique est quelqu’un qui a un profond respect et attrait pour la Vérité.

Si vous êtes un vrai scientifique, vous devez suivre la vérité, dit Tom Campbell.

L’esprit ouvert est la qualité qui permet d’ouvrir la porte à du nouveau.
L’esprit critique (scepticisme constructif) est ce qui permet de jauger la réalité des assertions.

Posséder une de ces qualités sans l’autre est bloquant à l’évolution :
Ces deux qualités, ensemble, permettent au scientifique d’être ouvert à l’évolution tout en étant critique.

La science se voue à la recherche de la vérité. Elle se doit, perpétuellement, de remettre en question ses modèles.
L’ouverture d’esprit ainsi qu’un esprit critique sont les qualités maîtres de cette voie.

Quand la science croit tout savoir

Être scientifique, c’est aussi se concentrer sur ce que l’on ne comprends pas, plutôt que sur ce que l’on comprends. Car c’est là que les découvertes potentielles se trouvent.
C’est aussi savoir reconnaître qu’il y a énormément de choses que nous ne savons pas encore.
L’histoire ainsi que les avancées récentes dans tous les domaines nous le montrent parfaitement : à chaque fois, nous avons juste gratté la surface, et il reste beaucoup à comprendre.

La science moderne a souvent dévié de cela :
« On a déjà tout trouvé. Il y a juste quelques bricoles qu’on ne comprends pas encore ».
Voilà la présomptueuse hypothèse implicitement présente en beaucoup de scientifiques aujourd’hui : nous croyons que nous savons quasiment tout.

Il arrive que nous soyons trop certain de nos modèles.
Le problème est qu’on ne sait pas ce qu’on ne sait pas. Croyant fermement détenir la vérité, on ne s’en rend pas compte, avec humilité, de notre ignorance. Dans le sens positif, c’est à dire être conscient qu’il reste à trouver et à découvrir.
Et donc nous croyons que nous savons tout.
Et donc nous nous fermons au nouveau, et rejetons ce qui n’est pas compris.
Et donc nous nous empêchons d’investiguer, de chercher à comprendre et ainsi d’étendre notre compréhension globale.

Quelle erreur ! Quel fermeture à la découverte !

On s’emprisonne souvent dans ce que l’on croit savoir.

L’âme de la Science est toute autre :

La science se doit, plutôt, de chercher les anomalies (ce qu’on ne peut pas expliquer) qui contredisent le modèle, et ensuite de comprendre et cerner le nouveau phénomène, pour l’intégrer à notre modèle.

Il est dit que nos avancées les plus remarquables sont faites aux bordures de nos connaissances actuelles. Il est donc important pour l’explorateur de vérité, d’accepter de s’aventurer dans l’inconnu, quitte à remettre en question ce qu’il croit savoir.

Un vrai scientifique, s’il souhaite s’ouvrir aux découvertes, se doit de reconnaître qu’il reste des choses à découvrir.
La science devrait s’intéresser aux faiblesses de ses modèles, aux zones où ils ne s’appliquent pas, afin de se permettre d’en trouver des améliorations.
L’humilité et la remise en question sont donc des qualités indispensables au bon scientifique.

La doctrine scientifique

Qu’est-ce qu’un dogme ?
« Point fondamental considéré comme incontestable d’une doctrine ».
En gros, c’est une entité qui établit, voire impose certaines croyances comme vraies et d’autres comme fausses.

N’est-ce pas le propre d’une secte ?
N’est-ce pas ce qui est catégorisé de déviant et dangereux ?
N’est-ce pas ce qui, de tout temps, a enfermé les hommes ?

Aucune instance, mis à part le discernement personnel, n’a le pouvoir de faire cela.

Alors il est vrai que la science vise à prouver que certaines choses sont « vraies » et que d’autres sont « fausses ». Que certaines mécaniques se modélisent comme cela. Que certains phénomènes existent ou non.

Mais alors où est la déviance ?
La déviance se trouve dans la fermeture d’esprit à la remise en question, mais aussi dans le refus d’appréhender des domaines jusqu’ici inconnus.

Citons par exemple les domaines de la conscience, de la métaphysique, de la parapsychologie… Catégorisés de pseudo-sciences.

La science N’EST PAS un ensemble de croyances, de faits ou d’informations;
La science N’EST PAS une institution détenant toutes les connaissances possibles sur le monde;
La science N’EST PAS ouverte à certains domaines et fermée à d’autres.

Mais qu’est-ce que la science, alors ?

Elle est, par nature, ce qui permet de découvrir les connaissances et le savoir. Elle est un ensemble de qualités, de principes, d’outils et de méthodes visant à modéliser et affiner les modèles de la réalité.

La science n’est pas un ensemble de croyances, de lois immuables, de connaissances sur le monde. 
La science n’est pas ouverte à certains domaines et fermée à d’autres.
Le propre de la science est la méthode scientifique, qui permet l’acquisition de nouvelles connaissances et l’affinage de notre savoir.

La science, avant tout une méthode

La science est une méthode permettant l’acquisition de connaissances et de savoir sur la réalité, grâce à l’application de la méthode scientifique.
Elle est la démarche par laquelle, en utilisant des méthodes et principes propre à elle-même, il est possible d’acquérir une meilleure compréhension du monde et de l’univers, que d’autres scientifique peuvent analyser pour en reconnaître les fondements.

Alors, du coup, c’est quoi la science ?

La science est une manière de procéder : la méthode scientifique.

Voici comment pourrait se décomposer la méthode scientifique :

  1. Observer un phénomène.
  2. Formuler une hypothèse.
  3. Concevoir une expérience destinée à vérifier l’hypothèse.
  4. Réaliser l’expérience.
  5. Accepter, rejeter ou modifier l’hypothèse.

Dans le cas où un modèle existe déjà, c’est sa mise à jour avec des éléments ou variables nouvelles qui est en jeu.

Quelconque raisonnement, croyance ou hypothèse ne respectant pas la méthode scientifique ne peut en aucun cas prétendre être un produit de la science.

La science est avant tout une méthode permettant l’acquisition de connaissances nouvelles permettant d’affiner le modèle de la réalité.
La méthode scientifique est le fondement de la science, car à travers elle, il est possible non seulement de mettre à jour nos modèles, mais aussi de communiquer les démonstrations aux autres scientifiques.

Ô, scientifique, respecte la Science s’il te plait !

Qu’en est-il des pseudo-sciences ?
Voilà un sujet épineux pour les scientifiques modernes!

« Balivernes! Foutaises! Escroquerie! » scandent les « vrais » scientifiques.

Mais, mon brave Monsieur, avez-vous seulement appliqué la méthode scientifique, de laquelle vous prônez être un ambassadeur?
Et bien non, car ces domaines relèvent de la magie, de l’ésotérisme, du merveilleux, du mystique, du farfelu…
Alors, il est de règle de les rejeter sans même les considérer.

Euh…
Ah oui, en effet, c’est juste à cet endroit précis qu’il y a un problème :
Rejeter sans considérer. Toute la chaîne de la méthode scientifique est proprement zappée, pour directement sauter à l’ultime et dernière étape du « rejet » de l’hypothèse, sans aucun fondement.
Bravo le respect des principes, c’est du propre !

Ainsi, bon nombre de domaines sont laissés sur le carreau alors même qu’il serait possible de suivre la méthode scientifique et de l’appliquer à ces phénomènes.

Citons quelques uns de ces phénomènes, que la science n’ose effleurer :
La Conscience, les phénomènes de mort imminente, le magnétisme, le pouvoir de l’intention, la non localité de la conscience, la théorie de l’esprit étendu, les mondes invisibles (énergétiques, éthériques, astraux), les rêves, sorties hors du corps (voyages astraux), la guérison « miraculeuse », la réalité des esprits non manifestés, la vision à distance, le champs unifié (akasha), les champs morphiques, les capacités extra-sensorielles (clair-audiance, clair-voyance, clair-sensitivité), la télépathie (émotionnelle, mentale), la connexion naturelle entre êtres vivants (intrication quantique grande échelle), le pouvoir de manifester dans la réalité, …

Il en existe beaucoup.

Le vrai mérite revient à ceux qui osent, avec courage et détermination, s’aventurer dans cet inconnu, y dépenser de l’énergie et poursuivre avec dévotion les recherches dans les domaines encore inexplorés par la Science. Car là, se trouvent, les potentielles découvertes qui changeront radicalement notre manière d’appréhender la réalité, mais aussi des avancées technologiques merveilleuses.

Si vous êtes un vrai scientifique, alors vous vous devez de suivre la méthode scientifique. 
Si vous êtes un vrai scientifique, vous vous devez de mettre de côté ce que vous croyez, ce que vous pensez, ainsi que ce que vous croyez savoir.
Si vous êtes un vrai scientifique, vous devez faire abstraction de vos attentes, croyances prédéfinies et de vos convictions pré-établies, car celles-ci sont incompatibles avec la découverte de l’inconnu.
Si vous êtes un vrai scientifique, vous devez vous ouvrir à la possibilité que ce que vous croyez impossible soit en fait possible.

En termes simples, un vrai scientifique applique la méthode scientifique sans y mettre ce qu’il est.

Il reste neutre et impartial vis-à-vis des hypothèses, expériences, et preuves proposées, pour ainsi jauger en toute connaissance de cause, de leur véracité.

Le vrai scientifique est un aventurier de l’inconnu. Animé du principe de recherche de la vérité, il utilise la méthode scientifique et l’applique à ses observations et hypothèses. Et ce, quelque soit le domaine, quelque soient ses croyances prédéfinies et ce qu’il pense savoir.

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