L’équilibre entre Terre et Ciel est au centre de la spiritualité : apprendre à lier intuition et raison est au cœur de cette quête de transformation.

Les pieds sur terre, la tête dans le ciel

Voici un article écrit par mon ami et collègue Guillaume Attewell du blog La Voie du Phœnix. Cette seconde collaboration entre nos deux blogs va traiter d’un sujet important dans le domaine de la spiritualité : celui de savoir garder « les pieds sur terre, et la tête dans le ciel » !

Introduction aux propos de cet article

De nos jours, dans ce bas monde, le sens critique est devenu dominant. La science gouverne la pensée et la poésie se terre. L’humanité a atteint un haut degré de matérialisme et d’individualisme. Tout cela tue l’esprit, détruit la magie et renforce la barrière nous séparant de l’invisible. Voilà pourquoi nous sommes « tombés » aussi bas et voilà pourquoi la nature se meurt.

Mais la roue tourne toujours ! Cette période d’involution est arrivée à sa fin et la remontée a déjà commencé. C’est pour cette raison que nous voyons aujourd’hui ressurgir l’intérêt pour l’ésotérisme, la mystique et la spiritualité (etc). Bien entendu, les temps changent car la nature bouge, et donc, la forme que prend cet engouement est lui aussi voué à se transformer. Mais cela n’est pas un soucis, il convient simplement d’adapter le savoir à l’époque qu’il traverse (pourvu juste qu’il soit transmis intact). Ça, c’est mon dada ! C’est la raison d’être de la « Voie Du Phoenix » ! (transmettre le savoir des anciens en l’adaptant à notre monde actuel).

Mais voyez-vous, pour aborder tout ça, il faut une structure « bien faite ». J’entends par là « équilibrée ». Pour cela, il faut prendre en compte deux aspects qu’il va falloir harmoniser (mettre d’accord en nous) :

  • La raison (sens critique, rationalité, choses concrètes, logique scientifique, etc)
  • L’abstrait (empirisme, intuition, sensibilité, magie, ésotérisme, instinct, etc)

Avoir les « pieds sur terre », c’est être capable d’entendre sa raison. Avoir la « tête dans le ciel » c’est savoir entendre son intuition. Voilà de quoi nous allons parler aujourd’hui !

Les pieds sur terre

L’expérience de l’incarnation se passe dans la matière, ici-bas. Nous descendons dans la densité des ténèbres jusque dans un corps, nous allons ainsi vivre dans cet univers et en faire l’expérience. Il ne faut pas fuir cet aspect de la nature, ne pas chercher à éviter cette réalité matérielle. Ce n’est pas grave ! J’entends trop souvent ce discours qui consiste à prôner une évasion de la prison du rationnel, du mesurable, etc (que l’on peut résumer par ce fameux « mental » qui nous pose soi-disant tant de soucis). Non ! La matière ne nous veut pas de mal, non, la raison n’est pas une aberration du point de vue spirituel. C’est une des choses qui font de nous des êtres humains ! Ne cherchez pas à vous en débarrasser ! Cherchez plutôt à lui rendre la place qui est la sienne ! A savoir, une fonction en vous pouvant s’occuper en premier lieu des problèmes liés à la matière, au rationnel, au concret.

Pour qu’un être trouve une bonne balance, chaque chose doit être à sa place (il en est de même dans la nature). Si on s’amuse à désordonner les fonctions de l’homme, nous créons du déséquilibre (là encore, c’est pareil dans la nature). A ce titre, il n’est peut-être pas idiot de penser que la maladie du cancer puisse être soignée (ou en tout cas aidée grandement à être soignée) grâce à un retour de l’équilibre psychique et physique chez le patient (j’arrête-là ma digression car c’est un autre sujet). La raison, c’est de reconnaître cela ; reconnaître qu’il existe un équilibre mécanique, fonctionnel, mesurable, quantifiable (etc) dans la nature et donc en nous aussi. Le rôle primordial de la raison, en ce sens, est de comprendre tout ceci afin de permettre aux hommes de vivre plus sereinement dans cet environnement hostile qu’est la nature (c’est en tout cas une façon de percevoir cette question). Cela permet aussi de créer un lien solide, biologique, matériel et concret, avec son environnement.

Toute cette dimension est reliée au charnel, au brut, au réel sans équivoque. Ce n’est pas spécialement confortable pour tout le monde, mais il faut apprendre à voir le monde aussi par ce prisme. C’est un moyen de bien s’incarner et de bien épouser la forme qui est la nôtre, dans la réalité matérielle que nous vivons tous. La raison a aussi son rôle à jouer au sein de la quête spirituelle, il ne faut pas l’oublier !

La tête dans le ciel

La quête de la lumière est bien évidemment intérieure, volatile, sauvage j’oserais dire. C’est en tout cas du domaine de l’invisible, du sensible, du non quantifiable et mesurable. Elle relève donc de processus diamétralement opposés à la raison ! On quitte le monde du concret, du matériel, pour entrer dans le monde du mystère ! Les fonctions relevant du rationnel se voient alors bien malmenées pour appréhender cette « dimension » de la nature ! La question se pose alors : « comment découvrir l’invisible » ? Vaste interrogation…

L’aspect « caché » de la nature (à savoir tout ce qui n’est pas perceptible par nos 5 sens) est abordable par des fonctions dîtes de sensibilité, d’intuition, etc. Ces fonctions ne marchent pas sur la base d’une observation concrète, mais plutôt sur la base d’expérimentations intimes. Si on imagine 5 personnes regardant un oiseau manger des graines, la raison pourra faire décrire la même scène par ces 5 personnes (donc les 5 diront qu’ils voient objectivement un oiseau qui mange des graines). Peut-être qu’avec l’angle de vue, quelques détails pourront être ajoutés ou non, mais il sera possible d’accorder ces 5 personnes pour dire qu’elles voient toutes ce fameux oiseau manger des graines. Mais si on leur demandent de nous décrire ce qu’elles ressentent face à cette scène, quelles émotions les traversent ; si on leur demande à quoi leur fait  penser cette scène, quel souvenir ? Quelle sensation corporelle ? Etc. Là, les 5 personnes vont toutes exprimer des choses différentes et souvent même difficilement accordables rationnellement. Nous sommes là dans le monde du « sensible », de l’inexplicable. Cette dimension est bien réelle (même si encore incomprise par la science).

L’équilibre entre le ciel et la terre :

Symboliquement, vous voyez donc mieux maintenant (je l’espère) de quoi il est question quand on parle « des pieds sur terre, et de la tête dans le ciel ». On parle donc bien d’un équilibre entre la raison et l’abstrait. Cet équilibre est important pour notre quête spirituelle, important car il va nous permettre de ne pas s’oublier dans des illusions mystiques, ni de s’enfermer entre des murs de raison. Il va contrebalancer constamment notre vision du monde et de nous-mêmes afin d’en extraire le bon (pour nous). C’est une oscillation qui va se réduire de plus en plus pour enfin trouver son équilibre (et permettre d’ouvrir la brèche qui nous sépare de l’origine).

En fonction de la voie que l’on choisit (lire mon article précédent), ce processus va être différent (peut être même plus ou moins douloureux). Mais ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut s’affranchir d’un de ces deux aspects (c’est en tout cas mon avis). Pour atteindre le « haut du ciel » (espace/temps saturnien) il faut réduire l’oscillation entre raison et abstrait au quasi maximum. Si l’on désire explorer l’espace/temps lunaire, alors il n’y a pas tant besoin de réduire cette oscillation (qui finalement est une agitation en nous). Plus nous voulons remonter vers notre origine, plus cette « agitation/oscillation » doit se réduire.

Il faut bien comprendre que même si ces concepts sont avant tout « mentaux », ils ont un impact sur notre corps, sur notre humeur, sur notre psychisme, etc. (sur tout notre être, et même sur notre environnement). Cela veut dire que, d’une certaine manière, votre équilibre joue sur celui de l’autre et sur celui de la nature en terme général. Si nous observons le monde des hommes dans son état actuel, nous voyons bien que la balance penche clairement vers la raison, la matière, la science, etc. Nous avons donc des pouvoirs politiques matérialistes, individualistes ; un dogme scientifique ayant remplacé la religion, une soif de dominer la nature par la technologie, etc. Cela est le résultat d’un déséquilibre des deux aspects dont nous parlons depuis le début.

Mais nous pouvons aussi observer une science au service de l’esprit, une science qui cherche à aider l’homme à évoluer, à grandir. Il existe aujourd’hui un élan alliant science et ésotérisme (profitons-en pour dire que ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’Alchimie est à la mode puisqu’elle répond aux deux ; elle permet à la raison de rentrer dans le monde de l’ésotérisme par des expériences concrètes et matérielles). Cet élan doit être trouvé en nous. Si tel est le cas, il résonnera dehors, touchera les autres et nourrira une aspiration nouvelle à vivre en équilibre entre technologie et nature. Sinon, dans le cadre de notre quête intérieure (car c’est notre préoccupation de base), cet équilibre, comme je l’ai dit, réduira votre agitation et laissera s’ouvrir en vous la porte d’une vision de la nature complètement nouvelle !

 

Remerciements :
Merci à Guillaume Attewell du blog La Voie du Phœnix pour sa proposition d’article en écriture partagée. Ce fut un réel plaisir, à renouveler !
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