Ce poids sur mon cœur me paralyse complètement. Je n’ai jamais su résoudre cette sensation de dépression, jusqu’à hier, où j’ai pu totalement l’embrasser et la libérer.

La lumière au delà de la dépression

Hier je vis une expérience très transformatrice : je trouve la conscience et le courage d’aller au delà de ce blocage, ce sentiment de dépression qui écrase mon cœur.

De temps en temps, ce poids réapparaît dans mon corps et dans mon être. C’est une sorte de lourdeur au niveau du chakra du cœur, qui prend la gorge, la tête et le ventre. Cela me paralyse totalement : je n’ai plus goût à rien, je m’ennuie, je n’ai plus la force, je ne suis plus capable de rien entreprendre.
Lorsque je me sens comme cela, je suis en colère, car je ne peux rien faire. Je suis impuissant. Je me sens coupable de me sentir comme cela, car j’ai l’impression que je m’inflige cela, pour une raison que j’ignore. J’ai beau tenter de faire le maximum, c’est toujours en vain.

Hier est un de ces jours là : début d’après-midi, je sens mon cœur fermé, mon corps restreint, et ma tête bloquée. Je médite : 2 heures. Oui, 2 heures, afin d’aller profondément en moi pour toucher cette énergie, cet état qui me sabote. Au fur et à mesure que je me détends, j’accède à plus profond. Je sens mon être profondément en résistance, en opposition, dans le combat. J’arriverai à aller cerner ce blocage, mais en restant de l’extérieur.
Il s’agit d’une énergie de dépression. Elle est là depuis longtemps, depuis aussi longtemps que je me souvienne exister. Déjà petit, je ressentais ce mal-être, ce manque de sens, cette impuissance à aller bien quand j’étais dans cet état. Je me rends compte qu’en fait, il est là depuis toujours. Je faisais tout pour ne pas l’accepter, le renier, le cacher, et le résoudre. Mais, peu importe ce que je faisais, il était toujours là et se montrait de temps en temps, me paralysant dans ma vie pendant l’instant d’une heure ou d’un jour.
Aujourd’hui, avec la conscience de moi-même que j’ai développé avec passion, je n’arrive pas à accepter que je puisse être la victime de certains aspects de moi. Alors, je suis plus que jamais en résistance par rapport à celui-ci, pour lequel je ne sais pas quoi faire.

Pendant cette méditation, je n’arriverais qu’à cerner cette énergie. Je la reconnais, mais je n’arrive pas à pénétrer dedans. Je suis trop en résistance par rapport à elle. Je n’accepte absolument pas cet état, je veux le changer. Je ressens une connexion à la mort : un désir de connecter cet ultime « lâcher-prise ». En fait, je connecte le fait que depuis petit, une partie de moi aimerait partir, retrouver sa forme originelle exempte de contrainte physique et être libéré.
Derrière cette volonté de rejoindre la mort, je perçois le besoin d’être soulagé. Ce soulagement, c’est la libération de la résistance que je subis dans cet état. Ce soulagement, c’est la fin du combat entre moi et cet état, c’est à dire entre moi et moi. Le soulagement que je cherche au fond est simplement l’acceptation, le lâcher-prise. Je n’ai jamais vraiment pensé à « partir » d’ici, mais cela n’empêche que cette partie de moi existe, et que ce besoin de soulagement est réel pour moi. Et je le reconnais, aujourd’hui.
Cela dit, nul besoin de mourir pour connecter ce soulagement. C’est une solution, mais évidemment c’en n’est une limitée, c’est comme abandonner la partie. Nous sommes ici pour évoluer, nous dépasser. Alors, il paraît évident que mon désir est de connecter ce soulagement ultime dans la vie même.

Le reconnaître me fait beaucoup de bien. Alors j’utilise mon pouvoir de décision : je décide de libérer de ce poids qui m’handicape. Je décide d’accéder à ce soulagement que je cherche. Je décide d’arrêter de me battre contre moi-même, et accepter ce blocage.
Je finis ma méditation toujours dans un état bloqué. Cependant, je me sens déjà un peu soulagé d’avoir mis de la conscience dessus.

Le soir, en me couchant, je comprends à quel point j’ai développé de la résistance vis-à-vis de cette énergie particulière : la dépression. La dépression, c’est l’impuissance ultime. On ne va pas bien, on ne peut rien faire, et on ne peut pas accepter que l’on ne peut rien faire. Alors on essaie de faire, et se faisant on augmente la résistance. Alors on justifie cet état, et on augmente la résistance. Alors on se sent coupable de s’infliger cela, on est en colère contre nous et les autres. En plus de cela, on a peur d’avouer et de montrer cet aspect de nous aux autres, car cela montre notre faiblesse.

Tout le monde, dans une proportion ou une autre, ressent ce genre de sentiment. Car la vie nous fait vivre son spectre entier, de la joie à l’amour, à la colère et la déprime. C’est juste comme ça, c’est la vie. Le sentiment de dépression est un des sentiments les plus lourds et vibratoirement bas. En général, on ne l’accepte pas. On le combat, on le repousse, on le renie. On essaie de le résoudre. Mais se faisant, on ne fait que se séparer de ce sentiment, de cette part de nous qui vibre comme cela. Alors on augmente la séparation entre nous et nous-dans-cet-état. Le problème est là : dans la séparation que l’on crée en nous.

Je comprends alors que la solution est de s’abandonner dans ce sentiment. L’accepter, l’embrasser, le rejoindre et simplement exister avec lui.
Alors, je ferme les yeux, et je m’imagine aller le rejoindre. Je me demande « à quoi ressemblerait ce sentiment pour moi ? »
Et là, je me vois en pleine mer, voyant le bleu des profondeur allant de plus en plus vers l’obscurité, l’inconnu, l’obscur.

J’ai hyper peur. Alors je me laisse couler, je sombre, petit à petit, dans ce trou qui semble sans fin. La lumière diminue, l’obscurité augmente. Je ressens ma résistance, intérieurement, je ne veux pas me laisser y aller. Le bleu s’épaissit et devient de plus en plus foncé. Je ressens vraiment de la peur au ventre et à la gorge, je me demande ce qu’il peut m’arriver. J’ai l’impression que je vais mourir, disparaître et ne plus exister. Ma peur me dicterait de remonter, de tout faire pour ne pas y aller, au fond de moi-même dans ce sentiment.

Alors, là, je me dis : « en fait, au pire, je meurs, ce n’est pas grave ». Alors, pris d’un élan de courage, je lâche totalement prise, et me laisse couler au fond. J’accepte mon sort, j’accepte de ne rien pouvoir faire. Je me laisse sombrer. Je me laisse rejoindre le fond de ce sentiment.

Et là, au bout d’une minute, la peur disparaît totalement. Un sentiment de soulagement apparaît. Je me sens léger, libéré. C’est comme si tout combat, toute résistance, s’étaient dissipés. J’ai abandonné, je me suis laissé aller dans cette émotion profonde, et comme par magie, elle s’est dissoute en un instant.

 

Le problème n’est jamais l’émotion, le sentiment ou la vibration qui est en nous. Le problème est toujours l’effort que l’on déploie pour la faire taire, l’éviter, la renier et la combattre : la résistance. Nos émotions expriment toujours une part de nous, et ces parts de nous n’ont besoin que d’une seule chose : être acceptée pour ce qu’elles sont.

La sensation de dépression n’est qu’un sentiment comme les autres. Elle cherche simplement à être reconnue, touchée et acceptée.
C’est de cette manière que la liberté peut renaître.

 

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