L’hypersensibilité est souvent vu comme une malédiction. La vérité ne peut pas être plus éloigné : la sensibilité est un don qui permet à chaque humain d’avoir un contact privilégié avec ses sens intérieurs, lui permettant de comprendre, se guider et transformer sa réalité.

Hypersensibilité : ce don incompris

Hypersensibilité et souffrance : l’incompréhension

L’incompréhension de ce don qu’est la sensibilité résulte de sa mauvaise utilisation.

La plupart des gens se plaignent de n’avoir aucune direction dans leur vie, de souffrir et de n’avoir aucune solution, de ne savoir ce qui les anime au plus profond de leur être. La plupart des gens sont coupés de leur âme et du flux d’inspiration qui leur permettraient d’avoir un « chemin ».
Beaucoup de gens sont dans une souffrance intérieure dont ils ne peuvent se détacher : « je ne sais pas qui je suis, je ne sais pas où je vais et je ne sais pas où aller ». Le monde extérieur et les circonstances de la vie les renvoient constamment au fait que la vie n’est pas comme ils voudraient.

Ainsi, ces gens là aimeraient, au plus profond d’eux, obtenir une solution. Cette solution, cette nouvelle ouverture, leur permettrait non seulement de savoir qui ils sont, et aussi de trouver le chemin qui fait vibrer leur âme et leur être.

Mais lorsque leur esprit et leur corps leur donne le don de sensibilité, alors ils ont peur, ils souffrent encore plus et ils maudissent cette ouverture. Tellement de gens se plaignent de sentir les émotions, les liens avec les gens, les atmosphères. Ces gens là se retrouvent comme emprisonnés dans tout ce qu’ils peuvent ressentir de la vie, car cela fait trop. Ils se déclarent alors « hypersensible », comme une sorte de handicap qui les rend victime de leur propre vie, à une dimension supérieure encore à la souffrance des gens « normaux ».

Hypersensibilité veut dire trop sensible. Et si vous étiez sensible aux bonnes choses de la vie, aux émotions positives, aux sensations d’extase et de jouissance, aux émotions d’amour et de bien-être, diriez-vous encore que vous êtes « trop sensible » ? Je ne crois pas, car c’est le désir le plus ardent en chaque personne que de faire l’expérience la plus intense des bonnes sensations et émotions de la vie.

Le problème n’est pas dans la sensibilité elle-même, le problème réside dans la gestion de la sensibilité. Car vous êtes celui qui oriente votre sensibilité ici ou là. De la même manière que l’on ne peut s’en prendre à un appareil photo parce qu’il prendrait des photos moches, déprimantes et mal cadrées, vous ne pouvez considérer votre sensibilité responsable de votre souffrance.

L’incompréhension des gens dits hypersensibles par rapport à ce don qu’ils ont est qu’ils laissent l’extérieur dominer leur état d’être intérieur : les autres deviennent la cause des émotions négatives, les circonstances de la vie réactivent des blessures, les pensées à l’intérieur sont trop puissantes et négatives.
Ce qui oriente la sensibilité de la sorte, c’est l’être qui est sensible, à savoir : vous et moi. Pour apprendre à se libérer de la souffrance due à la sensibilité, il faut s’occuper de notre manière d’observer, de nos habitudes intérieures, de nos blessures et de notre capacité à observer ce que l’on veut vraiment.

En étant tout à fait honnête, on se rend compte que la souffrance due à l’hypersensibilité réside plus dans le pessimisme, dans les schémas et habitudes de pensée, ainsi que dans les blessures du passé plus que dans les circonstances de la vie en elles-même. Si la conscience a été habituée sans cesse à observer le négatif et résonner sur la note négative des choses, alors il est évident que ce comportement perdure. Une habitude chronique à souffrir et à se focaliser sur le négatif est ce qui fait que ce don de sensibilité est vu comme une malédiction. Evidemment, cela amplifie encore plus le négatif, car plutôt que de simplement vivre les choses négatives, on les vit et on les sent à l’intérieur de nous.

La sensibilité n’est pas une ouverture qui permet de sentir telle ou telle chose plus que telle autre chose. Les gens « hypersensibles » semblent penser que leur sensibilité est une sensibilité aux choses négatives de la réalité. Non, c’est faux, la sensibilité donne un contact accrue avec la vie et soi-même, contact qui existe à l’intérieur de nous et qui dépend de nous. Mais ce contact n’est pas orienté plus vers le positif que vers le négatif. Il est orienté vers ce vers quoi on l’oriente avec notre conscience.

Il est important et même crucial de prendre la responsabilité de sa sensibilité. Plutôt que de blâmer la vie, les autres, soi-même, on peut juste décider de faire de cette ouverture un don au service de sa propre vie, et au service des autres. Car c’est ce pourquoi la sensibilité est fait : l’expansion.

Sensibilité : une nouvelle dimension d’existence

La sensibilité est une ouverture intérieure à la dimension subjective de la réalité. Elle nous permet de sentir les vibrations quelles qu’elles soient : les pensées, les émotions, les sentiments, les potentiels, les possibilités.

Être sensible, c’est être ouvert d’une manière plus grande à la vie et à la réalité car on est ouvert à une dimension dite « vibratoire ». On est alors capable de sentir tout ce sur quoi notre conscience porte son attention. Que cela soit intérieur ou extérieur, chaque chose va résonner en nous d’une certaine manière, et provoquer un effet : une émotion, une sensation, une impression.

En réalité, cette sensibilité est simplement un tableau de bord intérieur. Plutôt que de vivre la vie et d’être dans le noir, en aveugle, on a la capacité de sentir les choses. On vit une vie extérieure, et celle-ci est maintenant couplée à une vie intérieure. Les deux sont liées mais jamais attachées.

La sensibilité permet de sentir : non seulement les choses qui sont là, mais aussi les choses qui ont été par le passé ou même les choses qui pourraient être là. C’est là la subtilité de la sensibilité : on sent ce sur quoi on pose son observation. Et notre observation dépend de notre conscience, qui elle, ne dépend que de nous. En d’autres termes : nous sommes le maître de notre sensibilité.

C’est à dire que sur une même situation, deux personnes avec deux point de focalisation différents observeraient deux « conséquences intérieures » différentes. C’est évident car la sensibilité est quelque chose de subjectif. Subjectif veut dire que chaque personne possède la sienne, propre, et qu’elle dépend de son libre arbitre. C’est à dire la conscience d’une personne a la capacité de changer la manière d’observer quelque chose : le monde extérieur est figé mais le monde intérieur dépend de nous-même.

Ainsi, une personne qui déciderait de changer son point de focalisation peut le faire. Cependant, il faut être conscient que nos habitudes sont parfois puissantes et profondément ancrées en nous. Bien que l’on ait envie de changer notre point de focalisation, il n’est pas toujours facile de le faire : il y a comme une force inconsciente qui fait que l’on ne voit que ce que l’on voit.
C’est normal, car chaque fois que l’on a observé quelque chose d’une certaine manière, ceci a crée une habitude d’observation. Et comme le cerveau aime optimiser les « chemins » qu’il prend, le chemin où l’on passe souvent, il va construire un pont solide !

Alors si vous avez pris l’habitude de voir le côté négatif, d’être pessimiste et blessé par les choses extérieures, vous croirez très fortement que c’est la seule manière de réagir. Et pourtant, il en existe une infinité d’autres.
Il y a des comportements et habitudes qui demandent à être défaites, et remplacées par d’autre. Cela demande de la force de volonté, du courage et de la détermination. C’est quelque chose que chaque personne peut faire, et d’ailleurs elle est la seule à pouvoir le faire pour elle-même.

La sensibilité est un don puisqu’elle permet d’avoir un contact avec le monde intérieur. Ce monde intérieur est celui qui nous permet de nous lier à notre « moi profond », à notre chemin de vie, à l’amour qui existe en nous.
La sensibilité est l’ouverture à ce que les choses soient meilleures et encore plus développées dans notre vie. Le simple fait de comprendre que l’ouverture est neutre est déjà une victoire. Car il n’y a rien de mieux que de comprendre que cette ouverture est faite pour notre bien : pour évoluer, pour se comprendre, pour se guider et se guérir.

La sensibilité permet d’ajouter une dimension supplémentaire à la vie.

Sensibilité et empathie

L’empathie c’est souffrir avec l’autre. Si l’autre est une autre personne ou si l’autre est « soi-même », le résultat est le même : l’empathie c’est se mettre dans une spirale négative où la souffrance appelle plus de souffrance.

L’empathie n’est pas un don, c’est une mauvaise gestion de sa propre sensibilité. Car la sensibilité aime autant le positif que le négatif, elle est neutre, elle observe simplement. L’empathie, c’est observer le négatif, c’est résonner avec et exister à travers lui.

Ainsi, lorsqu’une personne va mal et qu’elle ressent de la tristesse ou toute sorte d’émotion négative, on a souvent tendance à vouloir aller « avec elle », la rejoindre pour l’aider. On y voit une marque d’amour que de se mettre à son niveau émotionnel et de vibrer avec elle.
Pourtant, la vérité n’est pas plus éloigné que cela. L’amour est un état d’être élevé : c’est une vibration les plus hautes qui existent. Les émotions négatives, en revanche, vibrent bas, elles ne peuvent coexister avec l’amour. Ainsi, lorsque l’on va dans une émotion négative, on quitte son état vibratoire élevé d’amour pour aller dans une vibration « basse ».
Il est donc impossible d’être dans une émotion et d’être dans l’amour en même temps.

D’autres fois, on peut avoir l’impression qu’une personne qui va mal déteint sur nous et nous affecte. On peut penser que son état vibratoire peut affecter le nôtre et cela, au delà de notre propre décision. En rélalité rien ni personne ne peut nous affecter sans que nous le décidions ou soyons d’accord pour cela.

Les vibrations interagissent avec les autres vibrations, tout le temps. Vous, en temps que personne, êtes un grand ensemble de vibrations. Ainsi, lorsqu’une personne est en relation avec vous (je parle ici de relation au sens très large : verbale, non verbale, parlée, amicale, amoureuse, autre…), il existe un échange de vibration entre vous et elle. C’est la même chose lorsque l’environnement est en relation avec vous. Nous sommes d’accord : cela arrive tout le temps, à chaque seconde, toute votre vie.

En fait, tout est en relation avec tout le reste, au niveau énergétique et vibratoire. Mais la nature des échanges n’est pas absolu : le négatif n’affecte jamais le positif plus que l’inverse. Le sens dans lequel les échanges de vibration se font dépend toujours du choix des entités en question.
En l’occurrence, étant donné que vous êtes celui qui décide pour vous, vous avez le choix de vous laisser affecter par le négatif ou alors d’en être insensible.

L’empathie, c’est succomber à la vibration basse. Si l’on enlève le « décor » et le contexte physique et matériel, on peut le voir ainsi :

Deux entités se rencontrent. Les deux vibrent : c’est ce qu’elle font tout le temps.
La première vibre en ce moment négativement, elle est en énergie basse. La seconde vibre normalement, elle est en énergie haute.
La seconde, voyant la première pas très bien, s’approche d’elle. Deux cas se présentent :

  • La seconde voulant aider la première observe les vibrations négatives de celle-ci. Afin de l’accompagner et l’aider (par une sorte de charité), elle met sa conscience sur ces énergies négatives. Alors, comme elle observe le négatif, elle commence à réveiller en elle le négatif qui existe inévitablement. Alors, cette seconde qui vibrait haut commence à vibrer de plus en plus négatif, donc de plus en plus bas.
  • La seconde est consciente que la première est dans un état négatif. Conscient de cela, elle ne met pas son observation sur ce qui vibre de négatif dans la première, mais au contraire elle se focalise sur ce qui est positif en elle-même : son état d’être élevé, son amour. Ainsi, elle arrive à voir que la première, si elle allait bien, vibrerait pareil. Alors, comme elle sait que la première sortira un jour de son état, cette seconde qui va bien peut voir la première comme si elle allait déjà bien.

Dans le premier cas, comme l’entité qui vibrait haut se laisse affecter, elle ne vibre plus haut. Elle n’est donc plus capable d’offrir une vibration élevée à l’autre pour l’aider à remonter en vibration.
Dans le second cas, comme elle conserve sa haute énergie, elle peut offrir à celle qui est basse son énergie haute comme « inspiration ». Au moment où la seconde qui va mal accepte de se laisser inspirer par la première qui va bien, elle va commencer à réveiller des énergies positives en elle.

Chaque être est maître de sa propre vibration. Aucune vibration extérieure ne peut nous affecter sans notre consentement, conscient ou inconscient. C’est pourquoi il est important d’apprendre à ne pas se laisser affecter par les vibrations négatives quelles qu’elles soient : des autres, de l’environnement, de l’intérieur aussi.
C’est en restant en haute énergie que l’on peut « inspirer » les autres et soi-même. Rien ni personne ne peut faire ce choix à notre place. Car c’est nous, et toujours nous, qui sommes capables de choisir ce sur quoi nous mettons notre attention.