L’expérience est une étape primordiale pour l’évolution. Elle est le pont entre le possible et le réel, lorsque l’on parle d’une réalité subjective (c’est à dire individuelle).
L’ouverture d’esprit ainsi que le scepticisme et le discernement sont des qualités importantes à développer car elles sont des clés d’expansion.

La Spiritualité est un art de vivre et d’évoluer, en passant par Soi. Et ce point est très important, car c’est qui différencie une vraie spiritualité d’une spiritualité dogmatique ou non personnelle. La spiritualité n’a aucune existence sans l’expérience individuelle.
On pourrait dire que le dogme (la religion par exemple), c’est accepter un système de croyances basé sur l’expérience d’autre(s).
La Spiritualité, c’est modeler notre système de croyance par notre expérience.

La religion, c’est croire en l’expérience de quelqu’un d’autre… La spiritualité, c’est avoir ses propres expériences.
– Deepak Chopra

La spiritualité nous invite à développer notre discernement intérieur, et à trouver notre chemin propre, par nous même.
C’est à dire à vivre nous-même les expériences qui nous permettent de valider notre propre vérité.
C’est à dire à vivre consciemment, nous transformer consciemment, porter un regard conscient sur ce qui est et ce que l’on souhaite.

 

L’expérience est donc essentielle et centrale dans le processus d’évolution.

 


Dans le l’évolution scientifique, l’expérience est indispensable pour valider les théories. Aucune théorie n’a jamais été validée sans expérience pratique pouvant démontrer sa véracité…

Une théorie permet d’estimer ou de prédire un résultat, étant donné des conditions.
L’expérience fournit un feed-back permettant de valider et/ou d’ajuster le modèle.


 

Pourquoi en serait-il différent pour notre évolution personnelle ?

 

 

L’homme et son système de croyance

Pensées et croyances : nous croyons ce que nous avons pensé

Les pensées sont les vibrations qui nous traversent et que l’on perçoit. Elles sont de nature très différentes et en grand nombre…
Lorsqu’une pensée est pensée encore et encore, elle densifie sa présence dans le système de pensée de la personne. Plus elle est pensée, et plus elle est présente en la personne, et ce, au bout d’un moment, même sans qu’elle soit pensée consciemment. C’est ce que l’on appelle une croyance.

Notre système de croyances est l’ensemble des croyances qui nous constituent, et ce, qu’elles soient conscientes ou inconscientes.

 

Croyance et pensée : nous pensons ce que nous croyons

Les croyances sont les chemins éprouvés et validés de la pensée.
Cela fait que, de manière consciente ou de manière cachée, on aura tendance à penser ou raisonner en fonction de nos croyances. C’est à dire rester confiné dans nos zones de pensées correspondant à nos croyances.


Une croyance, c’est comme une route pour aller d’un point A à un point B imaginaire…
Pourquoi prendre un autre chemin, puisque celui-là est aménagé et pratique ?


La Loi d’Attraction : nous attirons ce que nous pensons

La loi d’attraction est une des lois de l’Univers qui sous-tend la mécanique de la création.
D’après cette loi, on attire ce que l’on vibre.
L’humain, vu sous un aspect multidimensionnel, est un assemblage de multitude d’énergies. Il est un émetteur composite. Chacun de nos aspects, chacune de nos émotions, chacune de nos pensées contribuent à former cet assemblage complexe de vibration que l’on émet.

En retour, l’Univers nous répond des situations, circonstances, personnes, faits, lieux, qui résonnent avec ce que l’on émet.
Il existe cette loi appelée loi d’attraction, ou loi de résonance, qui provoque le phénomène « qui se ressemble s’attire« .
A noter que les extrêmes, ne sont que des énergies polarisées en inverse, et donc, s’attirent aussi…

Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde.
– Bouddha
C’est pourquoi il est si important d’être conscient de nos pensées, et de veiller à choisir en conscience nos croyances dans le but désiré : pour notre expansion et notre bien-être.

 

La théorie du bénéfice

En fait, les croyances sont les pensées que l’on a, consciemment ou non, validées. Et que l’on continue de valider.
Une croyance est une pensée qui est acceptée comme vraie dans le système de la personne
.

Aucun besoin de consciemment dire « oui, ça, c’est vrai! » pour que le système de croyance accepte de nouvelles croyances. Non, il suffit que l’on ressente, d’une manière ou d’une autre, l’intérêt d’accepter la nouvelle candidate.
Chaque croyance fait partie de notre système de croyance, car elle a un intérêt ou une valeur à y être.
Que ce soit sur le court terme ou le long terme, que ce soit à une petite échelle ou une grande échelle, que ce soit pour nous ou pour les autres…
Il y a forcément un bénéfice, visible ou caché, à ce que l’on conserve une croyance !

Si nous conservons une croyance, c’est que la perspective que nous avons sur le « sujet » nous invite à garder cette croyance.

 

L’évolution vue sous l’angle des croyances

 

Nous croyons ce que nous pensons (ce qui est répété).
Nous pensons facilement ce que nous croyons.
Nous attirons ce que nous pensons
Il est donc tout a fait essentiel de prendre conscience que changer nos croyances contribue à changer notre réalité.
Et ce, d’une manière bien plus conséquente et que nous osons le croire à première vue (tiens, une croyance!).

Ne serait-ce que par la manière dont nous vivons les choses de manière intérieure. C’est à dire qu’en changeant nos croyances nous changeons la manière dont nous pensons automatiquement (notament les associations de type Si CECI alors CELA). Et cela a pour conséquence de changer les réactions et les comportements déclenchés automatiquement.

A titre d’exemple les stress, peurs, émotions reveillées dans telle ou telle situation.
Autre exemple les réactions de type « je ne suis pas capable de… »

Changer une croyance se fait à partir du moment où l’on perçoit un avantage supérieur à adopter une autre croyance.

 

L’ouverture d’esprit : il faut le voir pour le croire

L’inconscient fonctionne un peu comme cela :


Cléopatre : C’est ça le problème avec vous, vous faites toujours comme on fait tout le temps.
Amonbofis : Bah oui, on a tout le temps fait comme ça …

Parfois, il suffit simplement d’être ouvert à la possibilité que les choses puissent être différente de ce que l’on croit.
Être fidèle en ses croyances, sa vision du monde, et notre modèle personnel de « cause à effet » est totalement compatible avec l’idée de remettre en question notre vision sur les choses.

Il ne s’agit pas de dire « je me suis trompé », mais plutôt de concevoir qu’ « il existe mieux et plus adapté pour moi« .

Un exemple, tout bête :


Croyance : les pensées sont des mots (des phrases, du verbal, du vocal)

Ben oui, dans ma tête, c’est une voix qui parle. Elle papote avec moi, me dit des choses, s’imagine dire des choses, s’exclame, chuchotte, hurle, réflechit, raisonne, calcule, juge …

Cependant, réfléchissez bien…
Vous est-il déjà arrivé d’avoir des images de personnes, lieux, situations vous venir à l’esprit ?
Vous est-il déjà arrivé d’arriver à une conclusion ou d’être sur de quelque chose, d’un coup, sans même avoir entendu le raisonnement?
Vous est-il déjà arrive d’avoir une sensation ou un ressenti qui vous indique ou vous mène à quelque chose ?

Il est très probable que oui…
Il y a bien des manières de penser.
C’est comme la mémoire, certains seront plus visuels, plus auditifs, plus ressenti … Mais il est clair que l’on peux tous penser sous bien des formes.

Donc en fait, les pensées ne sont pas des mots…
Peux-être que les pensées sont des vibrations? Et que ces vibrations sont interprétées par nous-même d’une façon qui nous parle ? Visuelle, auditif, kinesthésique …


 

L’ouverture d’esprit est une composante nécessaire et essentielle de l’évolution.

Non c’est impossible                             c’est la porte verrouillée à clé.
Je conçois que ce soit possible            c’est la porte fermée non verrouillée.
J’aimerais que ce soit possible            c’est la porte entrouverte
C’est possible                                          c’est la porte ouverte

 

L’opposé de l’ouverture d’esprit est simplement la fermeture d’esprit. C’est rejeter d’emblée, sans même avoir considéré que l’idée ou la croyance puisse être vrai. C’est être fermé à l’idée de changer son point de vue.

 


Il y a une énorme différence entre non, impossible et pourquoi pas.

Si je vous disais quelque chose comme … La lévitation ou la matérialisation est possible.
Que diriez-vous ?
à la part de vous qui dit que non, impossible :
est-ce que dire pourquoi pas vous engagerait à quelque chose de plus que de considérer que ce serait possible ?
Pouvez-vous le faire ?
Est-ce que cela vous met en danger d’une quelconque façon ?
Qu’est-ce que cela changerait pour vous ?


L’ouverture d’esprit se développe, et s’apprend. Elle est un atout essentiel pour évoluer en profondeur.

 

Le scepticisme : il faut le voir pour le croire

Être sceptique, ne veut PAS dire, être fermé à tout, comme on peut parfois l’employer dans notre langage.
Être sceptique veut dire douter. Et douter, c’est constructif, car on remet en doute le fait que quelque chose soit vrai. C’est totalement différent de rejeter.

Un système de croyance est, par définition, stable et cohérent. C’est à dire que si on cherche à valider une croyance déjà en place, on y arrivera. Toujours.
La raison est que notre système rationnel est basé sur cette croyance, et donc en restant dans notre connu, on ne peut que valider cette croyance…

C’est pourquoi les sceptiques fermés d’esprit ont toujours raison… dans leur monde.
La question n’est pas « ai-je raison ? » mais plutôt « suis-je heureux et satisfait du monde dans lequel je suis ». Par monde, comprendre mon monde subjectif.
C’est comprendre, qu’au delà du monde collectif et manifesté dans lequel nous vivons, nous avons chacun un monde propre à nous-même, un monde intérieur. Et ce monde, nous en somme les maîtres et pouvons le changer, car c’est un monde vibratoire, de croyances et d’énergies.

 

Une des caractéristique du système de croyance : il cherche en permanence à s’auto-valider. S’auto-valider permet de s’assurer que notre « modèle du monde » est stable et cohérent, et que par conséquent notre vie est stable.
Cependant, dans l’excès, ceci se transforme en immobilisme et ne permet plus au processus d’évolution individuel d’avoir lieu.
C’est pourquoi il est important de faire la différence entre scepticisme et ouverture d’esprit.

Être sceptique, c’est douter, remettre en question, demander validation, preuve…
C’est important car, lorsque l’on ouvre la porte à une nouvelle croyance, c’est comme si on la mettait en attente de validation. Elle est dans l’antichambre de notre système de croyance. Dans la salle d’attente quoi…
Être sceptique c’est se demander « alors, je te valide ou pas, toi? ». C’est une question importante à se poser pour justement valider ou invalider une croyance.

 

L’opposé du sceptique est le crédule, le dogmatique, le croyant religieux, ou encore le fanatique.
Celui qui gobe tout, et fait de vérités extérieurs ses propres vérités sans validation aucune. Ce n’est pas bon non plus, car sans validation de notre part, les croyances ne sont que de vaines promesses n’ayant aucune réalité propre pour nous…

Le scepticisme constructif s’apprend et se développe. C’est aussi un atout essentiel pour évoluer en profondeur.

Le discernement : la voie du milieux

Au point de jonction entre il faut le voir pour le croire et il faut le croire pour le voir se trouve l’art de regarder.
Plus généralement, l’art de percevoir.

 

Le discernement c’est savoir jauger et apprécier sainement. C’est savoir reconnaître en Soi le vrai du faux, le bon du mauvais.
C’est l’art de sentir de qui est bon pour Soi de ce qui ne l’est pas. Ce qui est Vrai pour Soi de ce qui ne l’est pas.

Et ceci passe inévitablement par les sens et par l’expérience.
En étant dans nos sens, l’essence des choses apparaît : on les voit pour ce qu’elles sont, et non ce qu’on pense qu’elle sont (ce qu’on croit qu’elles sont, ce qu’on aimerait qu’elles soient, ce qu’elles ont été, ce qu’elles seraient si …)

Ainsi, le discernement est l’art de jauger, d’apprécier, l’adéquation d’une chose avec Soi.
Cette chose peut-être une croyance par exemple.

 

C’est pourquoi l’expérience est fondamentale dans le processus d’évolution. C’est l’étape qui va permettre de fournir au système inconscient une donnée permettant la validation d’une croyance ou non.

Et l’expérience se trouve au point de jonction entre : pourquoi pas et c’est admis.

 


Imaginez que vous êtes, accompagné d’un ami, dans un musée d’art où se trouvent des peintures.
Comment trouvez-vous la peinture que vous préférez ?

Est-ce que vous demandez à votre ami laquelle il préfère et choisissez celle-là?
Est-ce que vous choisissez celle que tout le monde préfère ?
Est-ce que vous en prenez une au hasard?

Non, vous allez sans aucun doute observer, sentir, ressentir ce que font vibrer en vous chaque peinture, et choisir celle qui résonne le plus avec vous.
Vous allez passer par vous-même.
Logique… n’est-ce pas ?


 

Expérimentez !

De manière pratique, c’est l’expérience qui va permettre de traverser le pont entre bien vouloir y croire et y croire.
C’est l’expérience pratique qui va permettre au système inconscient d’accepter une croyance candidate en temps que croyance établie.

 


Lorsqu’une nouvelle croyance est proposée à l’inconscient, c’est au travers de l’expérience et de l’expérimentation  que la place de cette croyance va être définie de plus en plus :

Ainsi, on propose une croyance 2 alors qu’une croyance 1 est actuellement en place. Etant ouvert d’esprit nous acceptons l’idée que cette croyance puisse avoir un intérêt, une valeur.

croyance1

Etant aussi sceptique, nous demandons confirmation par l’expérience que cette croyance est valable. Nous expérimentons. Ceci nous permet de jauger, d’apprécier la valeur de la nouvelle croyance.

Le fait de se mettre dans la perspective de la seconde croyance nous procure plus de joie, d’ouverture, d’amour, et nous observons qu’elle permet mieux de réaliser ce que nous souhaitons.
Elle prend alors plus de place et d’importance.

croyance2
Puis nous continuons d’expérimenter. Nous obtenons de plus en plus de preuves que cette croyance est adaptée pour nous…
Elle prend alors une place prépondérante en nous. Et l’autre se déconnecte et disparaît naturellement.

croyance3


 

La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information.
Albert Einstein

 

C’est l’expérience personnelle qui permet de mettre à jour notre système de croyance : C’est en passant par nous-même, que nous pouvons savoir, sentir, ressentir ce qui est bon pour nous et l’inclure en nous.
C’est en expérimentant nous-même que nous pouvons valider de nouvelles croyances et les intégrer à notre système de croyance.

Lire l’expérience des autres, imaginer, concevoir, extrapoler, supposer, tout cela n’est qu’information qui demande à être éprouvée par la pratique.

 


Notre rapport aux croyances peut se retrouver dans notre rapport à la nourriture :

On a une liste pré-établie de ce que l’on aime ou pas.
Être ouvert à de nouvelles choses permet d’apprécier de nouveaux goûts, et même en trouver de meilleurs qu’avant dans sa bibliothèque de goûts à Soi.
Sinon, on reste dans ce que l’on connaît…

On s’ouvre à goûter de nouvelles choses.  C’est le fait d’être ouvert, et de se proposer du nouveau.
Puis, on en achète et en ramène chez Soi. C’est préparer l’expérience.
Ensuite, on expérimente les nouveaux candidats, pour savoir s’ils procurent plus de satisfaction que ceux d’avant.
Enfin, on valide, ou non. On met à jour notre liste de « j’aime ».

Le Sceptique fermé refusera de goûter quoi que ce soit.
Le dogmatique affirmera adorer sans même avoir goûté, voire en ne goûtant jamais.
Le un peu trop Sceptique goûtera, mais à défaut d’être dans ses sens et son goûts, restera sur son idée préconçue que ce n’est pas bon. Il pourra rejeter, alors qu’il aurait pu aimer.

Quel est votre rapport à la nourriture ?


 

Accepter d’expérimenter est une étape primordiale qui permet de se construire par soi-même.

La vie est une grande expérience, nous sommes d’accord. Elle est riche, et fournit toutes les opportunités pour évoluer.
Cependant, bien souvent, nous vivons les choses de manière inconscientes, ou du moins, avec une conscience réduite.

Il est intéressant de prendre le temps d’expérimenter. Car prendre le temps, prendre son temps, c’est aussi poser l’intention de s’appliquer, de vivre pleinement la chose, d’en tirer le meilleur et d’apprendre le plus possible. C’est accépter d’étudier la manière dont nous faisons, et ce que nous percevons de l’expérience, de manière sereine et détendue.

Prenez les commandes et expérimentez de manière consciente, et vous en récolterez d’autant plus les fruits.

 

 

 Conclusion

 

Soyez ouvert,

Soyez sceptique,

Apprenez à discerner ce qui est bon pour vous,

Experimentez !